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Globe-trotter, un genre très tendance dans le football moderne … Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par gaoutte   
26-03-2007
Tel Sherlock Holmes, suivez le parcours sinueux de footballeurs qui à défaut de carrière mémorables ont vu « du pays ».
Un article signé Gaoutte.

La carrière footballistique d’un joueur étant courte (une dizaine d’années au haut niveau), les joueurs professionnels sont rapidement amenés à faire des choix de carrière.
Certains d’entre eux, pas nécessairement les plus amoureux du maillot, profitent des systèmes actuels (loi Bosman, mercato de fin d’année, jurisprudences) pour aller, épisodiquement, proposer leurs bons offices à des clubs, parfois fortunés, parfois irréguliers, parfois enterrés.
Signant des contrats courts, profitant de l’intérêt éphémère d’un club plus médiatique, l’appel des petites coupures fait souvent mouche !
Vous l’aurez compris, ce modeste article ne traite pas de Jean-Luc Etorri, de Franco Baresi, de Bertrand-Demanes, de Kader Firoud, ou du quintette d’Arsenal (Seaman – Winterburn – Adams – Dixon  et Bould) mais plutôt des Yékini, Raducioiu … stop !

Ne dévoilons pas tout ! Intéressons-nous d’abord, au profil de ces globe-trotters. On y dénombre 4 types d’individus, 4 motivations différentes :

La première et la plus logique est le globe-trotter talentueux !
Celui qui connaît une carrière « ascendante », se promenant de pays en pays, dans des clubs prestigieux. Citons à titre d’exemple, Laurent Blanc, Paolo Futre, Christian Panucci ... Tous ayant connus 4 ligues majeures*, officiant dans des clubs mondialement connus.as forcément mercenaires, leur objectif est avant tout le challenge, la compétition de très haute volée ! Ils ont à cœur de gonfler leur C.V, de lui apporter un palmarès solide, glorieux et étoffé.

Le deuxième profil est le globe-trotter « local » !
L’étranger ne l’attire pas forcément ! Les sirènes des gros clubs, il s’en moque. Il est bien en France, mais reste rarement plus de 2 saisons au sein du même club. La cause ?
Avant tout, les problèmes personnels !
L’adaptation difficile,  un tempérament fort, des positions diamétralement opposées à celui de ses coéquipiers, ses entraîneurs peut être une raison suffisante à ces mouvements perpétuels.
Pour Krimau, l’expérience lilloise fut catastrophique, et les prises de becs, nombreuses  à Strasbourg et Toulouse avec Sundermann et Cahuzac. Idem pour Xavier Gravelaine. Jeune homme très caractériel, formé à Nantes dont le plan ci-contre montre les différents transferts (et prêts) de Nantes en 1987, jusqu’à Sion 18 années plus tard. Vous avouerez que pour rejoindre le canton suisse, à l’est, il y a plus rapide ! Il connaîtra 15 clubs différents.
L’esprit de curiosité.
Philippe Redon qui découvrit le football professionnel à 24ans (à cause de ses études en pharmacie qu’il réussira brillamment) a désespérément cherché un club susceptible de le mettre en valeur. Il regrettera longtemps d’avoir commencé si tard, mais pour autant met en avant les contacts humains et la richesse des échanges. Il connaîtra 16 entraîneurs. Un bonheur selon ses dires.

3ème profil : Les mercenaires.
C’est la mentalité dominante. A notre époque le football en compte beaucoup. De tout âge, pour quelques dollars, ils meuvent allègrement. Dans les années 75-80 il y eut l’Amérique pour les européens. Cruyff, Georges Best, le « Kaizer » Beckenbauer y sont venus arrondir leurs fins de mois. La Chine, a également fait venir quelques européens, vainement (Albertz, Ouedec, Christian Perez…) Jamais des pointures. Désormais ce sont les pays du Moyen-Orient qui servent de terre d’asile aux mercenaires du ballon rond. Et ce nouvel eldorado ne semble pas près de s’essouffler : les frères De Boer, Stoichkov, Desailly, Leboeuf, Kanchelkis y ont évolué avec des contrats juteux (parfois « au match »). Le pays de l’Oncle Sam par la conjoncture économique actuelle possède tout de même de jolis atouts :
Notre jeune retraité, Youri Djorkaeff, y a été sensible. Lui qui commença modestement au FC Grenoble et qui finalement se fit guider à travers l’Europe par de lucratifs contrats. Rappelez-vous l’arrêt Bosman et les clubs qui se précipitaient pour l’engager après l’Euro 96…
Il y a aussi Romario, avant qu’il n’opte récemment pour l’Australie dans sa quête du 1000ème but. L’Amérique offrit l’hospitalité enfin à Jürgen Klinsmann qui évolua anonymement dans un club californien de division inférieure sous l’identité de Jay Goppingen.  Goppingen étant le nom de la ville qui le vit naître.
Nous pouvons rajouter à cette catégorie, les mercenaires « locaux » déclarés qui n’ont jamais caché leur désir de s’enrichir. Rolland Courbis, hormis son transfert à Toulon (qui le rapprochait de Marseille et de sa famille,  ainsi que de son camarade Christian Dalger) n’a jamais caché que le motif principal –voire unique- de ses transferts était l’argent ! D’où son exode, jeune, en Grèce et ses 4 clubs à 21 ans.

4ème  profil : les mercenaires de l’impossible.
Le terme le plus exact, serait les footballeurs « perdus ». Ils ont eu leur moment de gloire, connu un club réputé, eu des contacts, connu du joli monde en France, en Angleterre… et patatra. Concurrencés, vieillissants, ils tentent alors de se relancer. L’aspect financier est alors une donnée importante. Le critère sportif, lui, ne l’est plus. On recherche une expérience qui amènera un second souffle, à prouver que l’on existe encore. En vain.
On ne regarde pas la destination, et nous voilà en Roumanie (Rubenilson), en Bulgarie (Bardon), en Hongrie (Joël Cantona), en Pologne (Angelo Hugues), en Autriche (Blanchard), au Danemark (Prunier), en Russie et au Brésil (Dambala Mendy), en Arménie (Pascal Rousseau), en Suède (Ibou Ba), à Malte (Vata), en Turquie (Dieng), en Lybie (Ikpeba), au Gabon (Roger Baltimore), au Japon (Bernard Allou, Durix) …
On va même jusqu’au Mexique (Omam-Biyik, Simba), au Canada (Gourcuff père en tant qu’entraîneur), aux Etats-Unis (Patrice Ferri, Larios**) ou les 3 destinations outre-Atlantique à la suite ! Ainsi fut le parcours du divin Eusebio, après une quinzaine d’année pour les Águias de Benfica.
Et pourquoi pas en Finlande et en Indonésie pendant qu’on y est ?
Parfaitement ! Cela existe, la libéralisation du marché, l’ouverture des frontières a été profitable à l’ex-montpelliérain Marcel Mahouvé. Enfin « profitable » c’est vite dit. Avant d’avoir rejoint l’Hérault il y a bientôt dix ans, le franco-camerounais, international, officiait en Indonésie, pays qu’il rejoindra pour quelques semaines après avoir fait le bonheur de St Georges les Ancizes en 2003. Par la suite, Marcel Mahouvé a « rebondit » et fut capitaine de l’Inter Turku en Finlande, puis joua en seconde division écossaise, avant de retrouver la 1ère division…chypriote. L’an dernier il était remplaçant en D2 allemande, mais s’éclipsa cette année pour la descente en Régional.
Le club de seconde zone en question est l’inénarrable 1.FC Saarbrucken, ou s’essayèrent jadis sans succès, le fils Beckenbauer (Stefan) et 2 inépuisables globe-trotters : le premier, Georgi Kinkladze, l’ambassadeur du football géorgien et le copain de Rabesandratana chez les Chardons : Mustapha Hadji. C’est sur ces 2 rapides portraits que je terminerais.
Pour Kinkladze, le globe-trotter  (7 pays à son passif, 50 sélections à son actif), sa fin de carrière l’a conduit sur l’archipel Chypriote, pour, une fin de carrière en douceur. Là-bas, il fait bon taper le cuir avec le nostalgique Milan Osterc (ex-Havre), l’ex bon joueur international Zé Elias, le buteur costaricain Ronald Gomez, le sérial-buteur lituanien de Southampton Pahars, ou pire, l’ex joueur parisien (oublié de tous) Daniel Kennedy ! Ah ce championnat chypriote !
Pour conclure, petit retour en arrière sur l’incroyable technicien Mustapha Hadji, fils de mineur expatrié, qui préféra honorer les couleurs « rouge et verte » du Maroc et déclina la sélection française.  Après avoir quitté les terres lorraines, Mustapha s’envola pour le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre puis à nouveau l’Espagne, les Emirats et finit aujourd’hui tranquillement ailier droit en ligue régionale allemande à plusieurs milliers d’euros par mois. Ce divin dribbleur, à la frappe pure et au shoot précis fut ballon d’or Africain en 1998.

* Les ligues que je nomme « majeures » sont les championnats Anglais, Allemands, Français, Espagnols, Italiens.

** Dans le cas de JF Larios, il faut savoir qu’il joua 6 matchs pour l’équipe canadienne des Montréal Maniac…engagé dans la ligue américaine !!

Pour tout connaître des globe-trotters

Dans ce forum sous forme de Quizz vous trouverez les portraits détaillés et amusants de mythes footnostalgiques :
Adolfo Valencia
Rasheed Yékini
Emile M’Bouh
Christian Panucci
Mario Jardel
Juan Esnaider
Vata
Patrick Suffo
« Prince » Daye
Alphone Tchami.
xxx.
Christopher Wreh
http://footnostalgie.free.fr/forum/viewtopic.php?t=2240&start=0

Ils appartiennent au 1er ou 3ème profil proposé et ont écumé les bons clubs d’Europe. Découvrez les globe-trottineurs !
http://footnostalgie.free.fr/forum/viewtopic.php?t=2229&start=0
http://footnostalgie.free.fr/forum/viewtopic.php?t=2224&start=0

A l’inverse, découvrez les joueurs fidèles à leur club dans ce listing sympathique proposé par l’équipe Footnostalgique.
http://footnostalgie.free.fr/forum/viewtopic.php?t=180&start=0
Dernière mise à jour : ( 28-03-2007 )
 
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