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L'histoire du MUC Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par scooby   
05-04-2007
Samedi 10 février 2007, 24è journée de ligue 1, Le Mans - Sedan, un match qui paraît anonyme, c’est malgré tout le 100è du MUC 72 parmi l’élite, que de chemin parcouru depuis mai 1983, période des premiers  prémices d’un projet de grand club au Mans.

Si près de l'élite
Début des années 70, l’ USM, le club de 2nde division du championnat de France flirte avec l’élite, 4è en 71-72, le club pointait en tête la saison suivante avant de s’écrouler dans la seconde partie de championnat (la légende locale évoque des problèmes d’entente entre les joueurs, voire problèmes extras- conjugaux…sic), la saison 73-74 est synonyme de relégation, la 3ème division attends les joueurs. L’USM stagne, pire elle descends en 4è division lors de l’exercice 80-81.

L'USM saison 1977-1978


Destins croisés
Pendant que l’US du Mans « meurt » à petit feu, un autre club, le Stade Olympique du Maine, le « club » des Mutuelles, car sponsor et employant de nombreux joueurs, dirigé par Mr Grandier et entraîné par Bernard Guédet gravit petit à petit les échelons, la DH, la 4è division en 1982, et la 3è en en 1984. Le SOM a l’honneur de recevoir la réserve du FC Nantes pour son premier match de 3è division de la saison 84-85, avec l’international José Touré qui revient de blessure. A la Californie, nom du parc sportif des Mutuelles du Mans, les Somistes accrochent les nantais 2-2. D’autres clubs et réserves professionnelles viendront se casser les dents face aux redoutables amateurs manceaux. Un parcours jusqu’en 32è de finale de Coupe de France viendra s’ajouter à une honorable 11è place. La cerise sur le gâteau sera ce 8è tour face aux pensionnaire de D2, Guingamp. Les sarthois s’imposeront aux tab 2-1, après un score de 2-2.
Mais malgré tout ces résultats encourageants et cette rapide progression, le club éprouve des difficultés à se développer : le SOM ne peut escompter un nouvel effort des mutuelles.

Christophe Jarno trompe Nadon, le SOM mène 1-0 à Guingamp

Alain Jacotin qualifiera le SOM au tab.Le seul joueur a avoir porté les couleurs de l’USN, SOM et du MUC

Mai 1983, rue Gambetta ...
Nous sommes fin 1977, déjà à l’époque dans les vieux locaux du journal régional, rue Auvray, un journaliste faisait un papier sur une fusion des 2 clubs locaux, l’un dépensant beaucoup d’argent municipal et l’autre étant malgré tout limité financièrement malgré le soutien d’un gros groupe de mutuelles. Cet article mettra en boule le président usmiste de l’époque, Mr Chevallier, en aucun cas il n’imagine une telle issue. Les somistes eux jubilent. A l’époque les 2 clubs se disputent la suprématie départementale, avec également un 3è larron : La Ferté-Bernard, des frères Sepchat, d’ailleurs les records d’affluence de l’année sur les pelouses mancelles sont face à cet inattendu rival.
Malgré de bons classements chez les jeunes, l’USM frôle souvent la montée mais reste encrée en 4è division. Rien de se débloque, pas de d’issue favorable.
Et puis en mai 1983, le responsable de la rédaction sportive du Ouest-France, invite les dirigeants locaux (USM, SOM,Cheminots, COP,FCP, SP, Villaret & Yoplait) à une table ronde, cela fait rire mais qu’importe le rendez-vous est pris. Trois heures plus tard tout le monde se dit que cette réunion n’a pas été inintéressante.
Le SOM va monter en 3è division, l’USM reste en 4è, elle joue mal, change souvent d’entraîneur, Deferrez  succède à Rodriguez qui lui-même remplaça Laurier, le pire est à craindre.
Nous sommes en mai 1985, le SOM malgré ses bons résultats dispose d’un avenir malgré tout bouché, la mairie ne souhaite plus trop boucher les trous de la trésorerie Usmiste, un club qui vit au dessus des ses moyens comme le disait un adjoint au sports de la mairie. Les autres sections de l’USM sont elles aussi en danger, bref il faut prendre des décisions.
Le mot « fusion » était imprononçable de la part des Usmistes convaincus que leur club renaîtrait  de ses cendres. Certains pour, d’autres contre ce « rapprochement », bref la réunion du 7 juin 1985 fût houleuse, le président des sections Usmistes, Mr Pellier se rendit à l’évidence : avec 209 voix sur les 299, le Oui l’emporta, de justesse certes car il fallait les 2/3 des suffrages. Le grand club tant rêvé par les manceaux était en route. Il naît lors d’une réunion municipale le 12 juin 1985. Un concours fut lancé par la presse locale pour trouver un nom : la proposition de Mr Lamarchand, alors patron d’un bar aux halles fût retenue : Le Mans Union Club, on ajoutera « 72 » pour l’identité locale. L’objectif est simple mais malgré tout raisonnable : la 2ème division sous 3 ans.
Mr Grandier, président du SOM est nommé sa tête et Bernard Deferrez l’entrainera. Les couleurs du club seront le rouge et le jaune, les Mutuelles du Mans en seront le sponsor.
Le club va évoluer en 3è division, l’équipe regroupant malgré tout pas mal d’anciens somistes, il va falloir recruter : Tarruffi (Quimper), Muscat (Stade Français), Papini (Angers) & Verien (Nantes) seront des recrues judicieuses pour afficher une équipe compétitive.
Le samedi 31 août 1985, le Muc bat l’US Redon 3-0, Beunardeau et Vérien par 2 fois seront les premiers buteurs mucistes, le tout devant 2281 spectateurs.
Le club terminera sur une 9è place de la 3è division Ouest. Un bon début malgré tout pour la bande à Jacotin, ce gardien qui a la particularité d’avoir évolué sous les couleurs Usmistes, Somistes puis Mucistes, faillit marquer un but lors de cet exercice, lors d’un déplacement à Cherbourg, il vit un de ses dégagement au pied finir (grâce au vent) finir sur la barre adverse.
Souvent remarqué, seul Papini quittera le club en fin de saison pour Sète, alors en D2. Le club se sépara aussi de l’entraîneur Bernard Deferrez.

Coude à coude ...
La saison suivante les dirigeants haussent le ton : Gourcuff (photo) arrive de Lorient. 

Christian Gourcuff

Milanèse & Trinita (Besançon), ainsi que Gomis (VA) le suivront.
Mais les débuts de cette saison 1986-1987 sont durs, après 5 journées de championnat les manceaux sont derniers, avec 1 petit point. Une réunion de crise précède la venue de la réserve Guingampaise. Gomis pour une histoire de mensonge sur son service militaire est congédié, la pression est mise sur Gourcuff  pour trouver des solutions, notamment offensive car le club n’a marqué qu’un but. Samedi 20 septembre 1986, devant encore 1500 spectateurs, c’est un Muc rajeunit et remanié qui accueille le leader breton. Le résultat est inespéré : 5-1 pour les sarthois, (futur rival sarthois, le FC Lorient fera mieux malgré tout, battant l’AS Brest 7-1 lors de cette même journée), mais de cette rencontre on retiendra aussi les 3 buts d’Eric Clément, un jeune pensionnaire de 4è division avec la réserve mancelle. La machine est lancée, 3 victoires plus tard le Muc  se recale en milieu de tableau avant de recevoir Lorient. 4552 spectateurs se rendront au stade pour une victoire mancelle 1-0 (Vérien 81’ sp), la semaine suivante les manceaux gagne face à l’AS Brest, ils sont désormais en position de monter. L’hiver sera synonyme de performances moyennes, beaucoup trop de nul pour réussir à distancer les lorientais,  puis le Muc est défait à domicile face à Saint-Lô, le déplacement à Lorient sera donc décisif, c’est dans un Moustoir plein, dont 600 manceaux, que les mucistes s’imposent 5-2, le rêve est encore permis. S’en suivra un long coude à coude qui sera favorable aux merlus, pour un petit mais précieux point.

Dernier match face aux nantais, les mucistes font un tour d’honneur


Objectif atteint ...
Une saison pour apprendre, la suivante pour commencer à se mesurer, bref cette 3è saison est celle de l’objectif défini : la montée en D2.
Alain Larvaron (Angers), François Rémy (Nantes), Pascal Affaire (Clermont) sont les 3 recrues.
Malgré la montée, cette saison restera un peu moins passionnante que la précédente. La concurrence était moins prononcée, hormis Angoulême en début puis La Rochelle au printemps (dont les sarthois sortirent toujours vainqueurs)  le Muc ne fut pas trop inquiété dans son objectif. Le samedi 14 mai 1988, ce décisif match face à La Rochelle en antépénultième journée de championnat attirera la foule à Bollée, 6688 spectateurs assistent à la victoire des leurs, 3-2, avec un triplé d’Affaire. La saison est bouclée. La reserve nantaise lui ravira à la différence de but le titre de 3è division Groupe Ouest. Pascal Affaire termine meilleur buteur, avec 26 réalisations (sur 62 buts). Ce dernier quittera le club en direction de Nîmes.

La photo souvenir du match face à La Rochelle


L’Ascenseur …
Pour se maintenir en d2, Gourcuff  rappelle certains de ses anciens lieutenants, Colas & Sagna, 2 jeunes Garraud & Penaud, ainsi que 2 yougoslaves Dostanic & Begénovic. Mais le navire ne tiendra pas la route. En travaux, réfection de la pelouse,  les mucistes sont contraints de jouer au stade Piffault, celui des usines Renault, le club demande à la ligue de se déplacer 2 fois en début de saison pour n’y jouer qu’un match, peine perdue, la ligue leur colle 3 matches, dont une double réception. Le championnat démarre mal, et déjà la venue de Brest pour inaugurer la nouvelle pelouse, tombe mal, les bretons, leaders emmenés par LeGuen & Binic vaincront 3-1. S’en suivra une bonne période, 3 victoires consécutives, mais Quimper en gagnant 4-2 remets les sarthois en place, décidemment le Muc a du mal avec les finistériens. Le reste de la saison sera chaotique. En janvier Gourcuff est remercié par une direction qui démissionnera quelques semaines plus tard, Mr Leroy arrive a la présidence, Christian Letard (remercié quelques semaines plus tôt de la Roche/Yon) arrive. Pascal Affaire revient pour 6 mois, prêté par Nïmes où il ne joue pas. Une victoire 2-1 (2 buts d’Affaire) face à un prétendant, Nancy, laisse un virtuelle espoir, mais le reste ne sera pas mieux, bref la saison 1988-1989 se soldera par un cuisant échec, le Muc finit dernier et retourne en 3è division.
Mais Christian Letard, le nouvel entraîneur muciste saura trouver la bonne formule. Les cadres de D2 restent, des recrues d’expérience arrivent : Marc Esbach, Joël Bossis, Thierry Froger, ainsi que Mohamed Touati & Fabrice Moreau. Le Muc domine la D3 Ouest en 1989-1990 et sans réelle concurrence rejoint une D2 qu’il ne quittera plus, du moins jusqu’au 17 mai 2003.

Muc 72 version 1989-1990


Leçon retenue ...
A l’aube de cette nouvelle saison, le Muc doit retenir les leçons du passé, et recruter du solide pour s’encrer en D2. Rodolphe, Abbassi, Elmira, Falette, Traoré viennent gonfler les rangs du Muc. La page du foot locale est bien tournée, Beunardeau et le gardien remplaçant Mario Acard ont connu la fusion, les autres ne connaissent que le Muc. Mais le groupe assure, après un départ un peu dur malgré un bon jeu, le Muc trouve sa place, sans être trop menacé, la fin de championnat est peut-être un peu hésitante et une dernière victoire 3-1 face aux cristoliens permets au Muc de remplir son objectif, à savoir le maintien, et une 14è place.
Etonnante sera la saison suivante, après de timides intrusions dans le haut du tableau, les sarthois finissent en trombe, et lors de la dernière journée 3 équipes peuvent encore prétendre à la 3è place de barragiste, Cuiseaux-Louhans , Laval et… Le Mans. Les mieux placés semblent malgré tout les mayennais, les chalonnais ne pouvant monter qu’en cas de défaites des autres et victoire de leur part. Au bout de 30 mns les lavallois sont menés 3-0 à Tours, le public manceau scande « Tours 3-0 ! Tours 3-0 »,  le Muc est barragiste  pour 1 but, puis Laval revient à 3-2, c’est eux qui rencontreront Strasbourg, mais les rouannais craquent sur la fin, et un Traoré très opportuniste permets aux manceaux de prendre la 3è place. Mais la mission sera dure en Alsace face aux Keshi, Leboeuf, Cobos, Pouliquen, Keller ou Monczuk pour ne citer qu’eux. Les manceaux s’inclinent logiquement 3-1, face à Strasbourg qui sortira vainqueur de ces barrages. Cette année restera splendide, la Muc avait un très bon goupe, avec un fabuleux milieu, Beunardeau & Caron à la récupération, et à l’animation Bossis & Ben Salah, ce dernier sera même sacré champion d’Afrique avec la Côte d’Ivoire, un joueur que je mettrais dans le Top 10 des joueurs ayant évolué au Muc, malheureusement son ascension sera avortée pour une histoire de violence, la prison remplacera pour lui le terrain.

Hauts et bas d'un pensionnaire de D2 ...
Les saisons suivantes seront synonymes de yoyo, 5è la saison suivante, le Muc sombre en 93-94, et rares sont les optimistes qui voient les mucistes se sortir de ce championnat, Thierry Froger remplace Christian Letard en janvier, et s’en suit une impressionnante série de victoires, parfois mené 2-0, le Muc renverse la tendance, et se sauve pour 2 point en fin de saison. Une 12è place conclura l’exercice suivant, mais personnellement je retiens la 1ère journée : la victoire au vélodrome, 2 buts de VanKets et 1 de Darbelet, les sarthois s’imposent 3-2 chez le champion d’Europe 1993. Puis le système froger prouve ses valeurs, le Muc rivalise durant les ¾ du championnat mais craque souvent sur la fin, mais 2 fois 6è cela permet de se faire remarquer, Thierry Froger rejoint le Losc en 1997. Ces années seront aussi synonyme de Patrick Van Kets, un sacré renard de surface qui marquait entre15 & 18 buts chaque saison. En 1996, Eric Garcin sera également élu étoile d’or FranceFootball, il partira à Toulouse sans réel succés, et son retour au Muc 18 mois plus tard sera très discret.
Nous sommes en juin 1997, Slavo Mulsin, l’ancien brestois, puis coach chez les bretons et à Pau, « remercié » de Bordeaux & Lens arrive au Mans. Et là, blocage complet, pire qu’en 1993 avec Letard, les défaites succèdent aux défaites, le travail de Muslin est reconnu mais rien ne prend, et début novembre 97 il est congédié, remplacé par Marc Westerloppe qui pour sa première à la tête de l’équipe signe un succés : 5-0 face à Toulon. Le Muc redresse la tête et enchaîne victoires sur victoires, et une belle 6è place conclut cet exercice, avec en prime le titre de meilleur buteur pour le sympathique Réginald Ray.
La saison 1998-1999 sera haute en émotion en Coupe de France et décevante en championnat. Cette saison les manceaux seront ½ finalistes de la Coupe de France. Mais plus que la demi jouée à Sedan et perdu 4-3 après prolongations, restera cette confrontation du Maine avec un Le Mans-Laval en ¼. Les mucistes sortiront vainqueurs de cette confrontation 3-1, avec un nouveau record de 12900 spectateurs, le tout dans une très bonne ambiance où lavallois et manceaux se mélangent, le tout sans problème, cela serait-t-il encore le cas aujourd’hui ? Mais l’énergie laissée en Coupe est manquante pour le championnat, et lors de la dernière journée le Muc n’est pas assuré du maintien, il faut un but de la tête de Dagui Bakari à la 85è face à Cannes pour maintenir le club en D2.
Une 9è place conclue l’anonyme saison 1999-2000, ah ! j’oubliais : un jeune joueur, d’origine ivoirienne qui a été élevé en région parisienne par son oncle Michel Goba, l’ancien brestois, et qui a rejoint le centre de formation du Mans, se fait une place dans l’effectif, il marquera 7 buts en 30 matches, son nom ? Didier Drogba.
Pour la première saison de ce nouveau millénaire, Mr Merdrignac, après 9 années de règne laisse son siège à Mr Peyramayou. Mais avant de partir il limoge Marc Westerloppe, Le classement du club et le jeu pratiqué en seraient la raison, mais en coulisse on murmure tout simplement un règlement de compte. Toujours est t’il qu’avant la fin de sa présidence Mr Merdrignac va chercher Thierry Goudet, ancien coach de Thouars au bord du gouffre financier, la continuité se fait sentir, et le Muc finit 14è.
C’est alors qu’apparaît cette saison 2001-2002, qui sera importante pour la suite. Après un départ discret, le Muc monte en régime, Bonnart, Thomas, Hautcoeur, des jeunes du Centre de Formation se distinguent, Poulard assure derrière, Cousin, Thomert, Drogba (qui partira à Guingamp en janvier)  assurent devant, et à la fin du championnat l’espoir de monter directement en D1 est caressé, mais un revers 3-1 à domcicile face à Caen mets fin aux rêves. Ce n’est que parti remise. Mais le Muc perds un bon élément, Thomert part à Lens.
Juillet 2002, le foot français se remet de l’échec asiatique. Le championnat va reprendre ses droits et en « Ligue 2 » (nouvelle appellation) une équipe enchaîne 6 victoires en 6 matches : le Muc. Mais les 2 matches suivants sont plus durs, 1pt/6, on ne donne pas cher de l’ascension mancelle, les spécialistes se trompent, après du bon et parfois du moins bon, le club aborde un déplacement à Grenoble pour l’avant dernière journée. Un point suffit, ils l’obtiendront, le Muc 72 est en D1, 18 ans après sa création.



L’histoire se répète ...
Pendant qu’Armtrong égale non sans mal les plus grands du tour en raflant un 5è succès sur la grande boucle, le Muc prépare sa saison, les match amicaux sont hésitants. Goudet n’a pas voulu retenir certains joueurs, Corréia part comme prévu, mais on ne comprends pas la non conservation de Bridonneau. Et on s’interroge déjà sur le recrutement : Capron, Eggen, Molefe, Domoraud, D’amico, & Radu signent avec pour logique mission de maintenir le club. L’apprentissage sera dur, très dur même, il faut attendre la 13è journée pour voir la première victoire, un succés 2-0 face à Metz. Le Muc carbure par série, et malgré certaines bonnes performances, l’écart a du mal à se combler. Après une cuisante défaite 3-0 à Strasbourg, Goudet jette l’éponge, il demande a se décharger de l’entraînement de l’équipe première, et de ne s’occuper que du sportif, le président Legarda accepte mais lui baisse ses revenus, cela conduira au divorce entre les 2 hommes. Alain Pascalou assure l’intérim pendant 2 jours puis Daniel Jeandupeux arrive, et alors que se profile la réception de l’OM, il frappe un grand coup en lançant 3 joueurs : Pélé (qui avait malgré tout remplacé Bédénik blessé face à Sochaux), Baradji & Poulard,, un encourageant 0-0 clôture ce match. Mais la suite est sans relief, effectivement il y a du mieux dans le jeu, mais il y a aussi des carences, la fin de saison arrive, une inespérée victoire 4-2 à Guingamp maintient le suspens, mais la défaite 3-0 à Sochaux condamne quasiment les espoirs manceaux. La dernière journée voit la venue de Lens, futur club de Daniel Cousin, les 2 clubs se sont d’ailleurs mis d’accord. Les mucistes doivent gagner par 3 buts d’écart et espérer un faux de ses rivaux, Guingamp & Bastia sont battus, Toulouse fera un nul mais un triplé de Diomède sauve Ajaccio. Le Mans gagne 3-0 (comme par hasard) pour l’honneur car c’est une 19è place, synonyme de relégation qui attends l’équipe. A noter un trophée pour le club, de bon présage pour l’avenir, le Muc gagne la Gambardella.
Mais le président annonce la couleur : la remontée est l’objectif et seul Cousin a un bon de sortie. Fiorèse partant pour l’OM, le PSG fera le forcing et recrutera Pancrate, ce dernier se permettant même de sécher les entraînement et le stade de pré-saison. Le championnat débute face à un promu, le Muc mène 2-0 mais se fait rejoindre 2-2, déjà 2 points de perdus, la première partie de saison est mauvaise, le Muc pointe en milieu de tableau, le jeu est plus que moyen, fin décembre, c’est la surprise, Mr Legarda déplace Jeandupeux et son adjoint Pascalou à la tête du domaine sportif, plus précisément dans le recrutement, et c’est incognito qu’arrive Frédéric Hantz, certains sont sceptiques, son principal fait d’arme, après une anonyme carrière pro, est un bon parcours  en Coupe de France 2004, tombeur d’Auxerre, son équipe de Brive sera éliminée avec les honneurs face au futur vainqueur, le PSG. S’en suivra une fantastique remontée qui trouvera son apogée lors d’un déplacement à Niort, vainqueurs 3-0,  les manceaux retrouvent l’élite.
Comme 12 ans plus tôt, même si les hommes ne sont plus les mêmes, les leçons sont retenus, le recrutement sera plus intelligent. En raison d’un budget limité, le pari sur l’avenir est lancé. Des recrues « libres »,  « jeunes & pas chères » ou « prêts » sont de mise. Et le résultat sera concluant, une 11è place attends le néo-promu, avec quelques superbes prestations, comme ce 3-0 face à l’OM où le succès 1-0 au Parc des Princes.

L'avenir ...
Tous est réuni pour bâtir un club solide, un bon coach, une lieu d’entraînement adapté, un centre de formation enfin productif, de bons espoirs pour les années à venir, et enfin un nouveau stade. Mais ce dernier projet à du mal à venir, il faut des investisseurs privés et le club a du mal à en trouver. Cette structure sportive (qui ferait spectacle et aurait des hôtels à proximité) coûte cher, et pour l’instant c’est le flou, les 70-80M€ ne sont pas trouvés.
Il serait dommage qu’une solution ne soit pas trouvée car cela remettrait tout en cause (maintien parmi l’élite, rétrogradation de centre de formation.

Les anciennes tribunes de Bollée en 1985

Le projet de stade

Pourvu qu 'a l'avenir, à l'instar de son homologue auxerrois, les résultats épousent le palmarès du club malgré l'engouement somme toute moyen de la population mancelle pour son équipe de foot, car le club mérite beaucoup plus de soutien.
Dernière mise à jour : ( 24-04-2007 )
 
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